La symbolique, pas plus que les croyances populaires, ne font de différence entre le lièvre et le lapin. Pour certaines civilisations anciennes, le lièvre était un « animal de la lune » car les taches sombres que l’on peut voir sur le disque lunaire ressemblent à un lièvre en pleine course.

Encyclopédie des symboles

(sous la direction de Michel Cazenave, La Pochothèque,1996)


auteur-éditeur : www.remy-leboissetier.fr

samedi 31 mai 2014

Le cycle du lièvre [ Afrique occidentale ]

Géographie

L'aire géographique principale du cycle du lièvre se situe "dans les pays de savane de l'Ouest africain. Il part du sud Saharien et s'étend sur les régions du même type, à travers la Mauritanie, la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso (ancienne Haute-Volta), Mali, Niger et Tchad." Cependant, l'oralité première des contes permet d'essaimer et va bien au-delà de ces frontières, terrestres et maritimes, le cycle du lièvre couvrant la majeure partie de l'Afrique et suivant l'histoire de sa diaspora : c'est ainsi qu'on retrouve les contes du lièvre en Haïti, Martinique, Guadeloupe, en île Maurice, en Guyane et même aux États-Unis (où ils sont devenus les contes de Brer Rabbit, Frère Lapin).

Dans ces vastes territoires, qui couvrent aussi des zones forestières, les traits psychologiques du lièvre restent identiques, mais son nom change bien sûr en fonction des pays et des ethnies : "On le connaît surtout sous le nom de Leuk au Sénégal, de Samba au Mali et de Môrô au Burkina Faso. On le voit successivement appelé Opé (rusé) dans un conte senoufo, Foum dans un conte bissa, Tüb-Rawa dans un conte mossi, Idian-diémé dans un conte dogon, Noufanganda-le malin dans un conte gourmantché, Zomé dans un conte léla, N'guéré dans un conte guinéen, Sonssani dans un conte sénégalais, Foin dans un conte samo, etc. On emploie aussi souvent des surnoms pour désigner le lièvre, lesquels varient également en fonction de leur répartition.

Conte ancien et conte moderne

Le conte traditionnel est évidemment le plus mal connu. Quelques collectages et transcriptions ont commencé seulement à être publiées vers la fin du 19e siècle et au siècle dernier. "Anthologie nègre" de Blaise Cendrars paru en 1921 eut un grand succès auprès du public français, mais les contes du lièvre y sont très rares : "le recueil très fourni est intéressant, nous dit Marcelle Colardelle-Diarrassouba, mais il reste confus..."
C'est avec les ouvrages de Léo Frobenius et Maurice Delafosse que la littérature orale des contes africains est véritablement mise en valeur, mais aussi grâce au travail de mémoire d'un certain nombre d'écrivains indigènes qui ont recueilli des contes, lesquels furent publiés dans des revues. En ce qui concerne les contes du lièvre, citons parmi les auteurs principaux : Birago Diop (Les Contes et Nouveaux contes d'Amakou Koumba, 1947 et 1958), M. Guilhem (Contes et tableaux de la savane, 1962), Senghor et Sadji (La Belle histoire de Leuk-le-lièvre, 1963), A. Terrisse (Contes et Légendes du Sénégal, 1965)...

Le physique et le caractère du lièvre

Parmi les animaux des fables africaines, le lièvre se distingue par sa vivacité physique et son caractère rusé, espiègle, malicieux. Les deux aspects, physique et psychologique, sont en rapport étroit : ses longues oreilles, la petitesse de son corps contribuent à son agilité, sa qualité d'éveil et sa présence d'esprit. Birago Diop, dans un conte, en fait un portrait amusant : 

"Leuk s'en alla, sautillant du derrière, secouant clap ! clap ! telles des sandales de femme Peulhe, ses longues oreilles." 

Cette différence de proportion entre ses oreilles et son corps est fréquemment soulignée, mais il y a aussi ses longues pattes et sa queue courte : "un petit animal gris-roux au ventre blanc, léger, sautillant" (Roland Colin), qui "galope vif" et "sautille du derrière" (Birago Diop). Un article publié en 1948 par Thiam, dans Présence africaine nous dit que les conteurs africains sont d'abord des observateurs des comportements des animaux et que "leur allure générale exprime un type moral". Dans le même article, l'auteur dépeint le lièvre, en reliant justement ses caractéristiques physiques et morales :

" Le lièvre est la malice personnifiée. les yeux petits et vifs, ses grandes oreilles toujours mobiles, intriguent ses compagnons. Sa rapidité lui permet de jouer des tours aux grands animaux, puis de disparaître avant d'être pris et châtié. On dit que son corps tremblant et sa pose ramassée toujours prête à bondir, dénotent l'inquiétude où il se trouve à la suite de ses ruses."

Son art de la ruse, Lièvre le fait éprouver "à tous les animaux, aux hommes, au roi lui-même ; et un jour, il alla jusqu'à essayer de se mesurer à Dieu." Il défie les représentants du pouvoir (le plus souvent tyrannique) et s'attaque à l'ignorance, mais son meilleur et son plus fréquent faire-valoir, c'est l'hyène, animal stupide et avide qui l'accompagne dans la plupart des contes. Du côté des puissants, Lièvre berne "très souvent Lion, le roi des animaux" et du côté des hommes, le roi lui-même, dont il convoite la fille...
Lièvre nourrit des défauts à partir de ses propres qualités et quand il ose défier Dieu, qui le met à l'épreuve sans toutefois parvenir à le faire échouer, celui-ci le frappe sur la tête et le renvoie en disant :

- Halte là ! si j'augmentais ton esprit, tu bouleverserais le monde."

Il n'y a guère que la divinité qui puisse réprimer ses élans. Mais, en parlant de défaut, on doit admettre que l'instrument principal de la ruse de Lièvre, c'est le mensonge : "Lièvre est un menteur invétéré ; l'on peut dire que dans tous les contes où il gagne - et il gagne pratiquement toujours - il y ment une ou même plusieurs fois. Ces mensonges font partie du stratagème qu'il invente pour se tirer d'affaire."
Ensuite, un des traits de caractère de Lièvre, c'est d'être "le plus beau parleur qui soit". Et d'user de la flatterie, de manière insistante. Pour le besoin, il ira jusqu'à voler et dans certains contes, il peut en outre agir avec une sévérité cruelle. Voilà en tout cas un portrait moins univoque, que Marcelle Colardelle-Diarrassouba dresse pour nous :
"Mensonge, flatterie, tromperie, déloyauté, vol, voilà les moyens qui permettent à Lièvre de triompher. Nous sommes tentés d'en déduire que Lièvre est tout simplement un individu pourri de défauts et qui est le mal personnifié."

Ces défauts contrebalancent ses qualités et font de Lièvre quelqu'un d'ambivalent, qui s'adapte aux circonstances, mais dont il ne tire pas forcément profit pour lui-même : rappelons qu'il est d'abord le défenseur des faibles et s'il agit en mal, c'est qu'il est guidé en cela par l'assurance du bien d'autrui (si ce n'est pour la sienne aussi !) Le conte africain, comme beaucoup d'autres, est avant tout moral, mais d'une moralité qui ne se veut pas rigoriste. C'est ce qui le rapproche, comme nous le verrons ensuite, mais aussi le distingue du Renard des fables françaises et d'autres types de héros populaires.

Par ailleurs, pour parvenir à ses fins, Lièvre recourt souvent à la musique. Comme le note Senghor, "le rythme domine et anime tous les arts africains". Ainsi, "le chant, la musique et la danse sont un véritable don chez le lièvre". C'est un élément de magie, un ressort du merveilleux. Mohamadou Kane écrit à ce propos :

"C'est le chant qui sert souvent de véhicule au merveilleux.../... C'est de toute évidence par le chant, par le verbe poétique, la parole ayant retrouvé sa plénitude originelle, que l'on établit la communication et l'interpénétration entre les univers, de la réalité et du merveilleux."

C'est l'élément rythmique qui fonde également la structure narrative du conte, avec ses répétitions, ses onomatopées, qui servent à charmer et envoûter l'auditoire. Procédé commun, certes, mais très présent bien sûr dans le corpus de contes africains.

Les partenaires du Lièvre

Comme nous l'avons noté, l'hyène est la principale partenaire du Rusé : c'est un "animal de malheur, une bête nuisible (qui a la réputation de déterrer les cadavres)". Elle n'est généralement désignée que par des sobriquets et des appellations péjoratives : "la noire", "celle du derrière", "la mal abaissée", "la puanteur", "la mauvaise gueule", etc.

"L'affreuse bête est essentiellement sotte et goinfre ; mais elle est aussi avide, jalouse, naïve, égoïste, fourbe, hypocrite et méchante", nous dit Marcelle Colardelle-Diarrassouba dans son ouvrage qui sert ici de référence. Cependant, il faut remarquer que celle-ci "est toujours d'accord et toujours victime".

Le lion a un statut particulier, royal et fort selon les critères familiers, mais qui n'empêchent pas Lièvre de se jouer de ces atouts. Beaucoup d'autres représentants de la faune africaine apparaissent dans le Cycle du lièvre. Mentionnons quelques-uns qui ont pour réputation d'être également malins, comme le singe Golo, mais qui ne parviennent pas malgré cela à se hisser à la hauteur du lièvre ; de même, "un tout petit animal qui ne doit pas être oublié, c'est le grillon ; mais lui n'est pas l'ennemi de Leuk, car ce tout petit-là est lui-même protecteur du faible ; c'est lui précisément, "Sallyr-le-grillon" qui délivra Leuk un jour qu'il était prisonnier de Bouki l'hyène et prêt à être tué par elle."
Ce ne sont là que quelques exemples d'animaux qui peuplent les contes du cycle du Lièvre, où bien sûr la faune est largement représentée. Un cas particulier est celui de l'araignée et qui a donné naissance à un autre cycle de contes qui appartient aux zones forestières.
Dans les contes noirs de l'ouest africain, Roland Colin note qu'il est "rare que Lièvre trouve son maître", mais il peut arriver qu'il ne soit pas vainqueur. À ce sujet, l'auteur mentionne un conte gourmantché où le lièvre est dominé par le porc-épic, en ajoutant que "c'était la première fois". Toutefois, dans un autre conte, d'origine mossi, rapporté par M. Guilhem, c'est Scorpion qui l'humilie et une autre fois encore, dans un conte cette fois senoufo, c'est la pintade, réputée elle aussi très rusée, qui gagne la partie dans un procès qui l'oppose à Lièvre. Dans deux autres contes, enfin, c'est l'engoulevent qui met Lièvre dans la situation de "tel est pris qui croyait prendre".
En conclusion, selon les mots de Marcelle Colardelle-Diarrassouba, on peut dire que "la tradition orale a su faire de Lièvre un être riche : il gagne, mais il est parfois vaincu ; il est bon, mais pas toujours sans reproches ; il est le petit lièvre de la brousse au pelage brun-roux et aux longues oreilles, mais il est aussi, complexe, énigmatique, imparfait : toute l'image de l'homme !"

Les leçons des contes du lièvre

Les excès du pouvoir, la brutalité, la violence, c'est tout cet ensemble d'arbitraire et d'autoritarisme que les contes du Lièvre condamne, à travers ses figures les plus représentatives de la faune dominante : le lion, l'éléphant, la panthère, le léopard, l'hyène. Au final, ce sont les "petits" qui gagnent par leur finesse d'esprit, à charge de revanche ou plus simplement souci d'équilibre.
"Ce ne sont pas seulement la Royauté et la Chefferie, dans ce qu'elles ont de plus défectueux, qui sont attaquées, mais aussi les défauts de l'individu lui-même."
Quand bien même Lièvre et certains animaux réputés faibles ne dédaignent pas employer des procédés litigieux qui pourraient les faire basculer du côté des méchants, ceux-ci leur seront pardonnés, au motif qu'ils doivent mettre leur infériorité physique au profit de leur intelligence, pour leur propre défense. Ce que R. Mercier définit comme une "attitude lucide en face de la réalité".
La sottise et l'ignorance sont impardonnables, de même que l'égoïsme, l'avidité, la cupidité et la jalousie, tous ces vices qui font l'objet de la satire, laquelle s'exerce dans les deux axes, social et moral, visant à garantir la "bonne entente du groupe", conformément à un "devoir de solidarité réciproque à tous les niveaux", dans le respect de la tradition transmise par les ancêtres. Nul doute que les contes, "genre avant tout populaire", ont une valeur initiatique et que le Lièvre apparaît comme un initié qui contribue à éclairer, à fonder une "morale sociale où les vertus individuelles doivent être mises au service de la communauté". C'est, somme toute, une vision optimiste, une façon de voir le bon côté des choses, qui peut passer pour naïve à nos yeux mais qui, au regard de l'histoire de l'Afrique et de ses nombreux drames, reste essentielle pour assurer la cohésion...

Toutes citations extraites du livre de :
Marcelle Colardelle-Diarrassouba, Le lièvre et l'araignée dans les contes de l'ouest africain
(10/18, Union Générale d'éditions, 1975)

Relations du Lièvre des contes africains avec les figures de Renard, Coyote et plus généralement du Trickster

Des similitudes existent en effet entre ces différentes figures, mais il faut se garder d'établir un lien d'identité trop direct entre elles, chacune existant avec ses particularismes, selon leur origine et les périodes de l'histoire dont elles dépendent. La figure du Lièvre africain ne semble pas devoir être calquée sur le cas complexe du "trickster" que j'ai pu exposer ici, qui regroupe lui-même diverses figures car celui qu'on définit comme un "décepteur", selon l'expression employée par Levi-Strauss, est reconnu comme un démiurge, à la fois civilisateur et destructeur, affranchi des dogmes, des conventions. Bien que le Lièvre puisse posséder des qualités d'initié et user de certains procédés magiques, il n'apparaît pas comme une créature asociale pouvant provoquer un retournement des valeurs. Marcelle Colardelle-Diarrassouba note fort à propos que le Lièvre, miroir de l'homme et de ses vicissitudes, se porte finalement garant de la tradition et que "la leçon du conte est sans doute la soumission à une hiérarchie" et que les sujets eux-mêmes "doivent à leur tour être profondément soumis à leur chef hiérarchique en tant que protecteur de la communauté au sein de laquelle ils vivent". Si l'un des traits de caractère commun entre ces personnages est bien la ruse, la malice, il faut se rappeler que le "trickster" est autorisé à saper l'édifice de la loi, à tout remettre en cause, selon son bon vouloir, dans une espèce de folie anarchiste, et qu'il a d'abord une fonction de "briseur de tabou". À moins d'être reconnu comme nuisible et de le ridiculiser, Lièvre ne s'oppose pas au pouvoir fondamentalement, de même qu'il ne se permet pas de manquer de respect à la religion. C'est là une différence marquante qui, malgré les ruses de l'intelligence communément déployées et les écarts de conduite observés, inhérents aux stratagèmes mis en place, conduit Lièvre à une morale sociale et individuelle de responsabilité, tandis que la figure du trickster est foncièrement motivée par la transgression, le dépassement des limites. La visée n'est pas la même, quoique dans leur nature même, ces figures agissent comme des "aiguillons". En conclusion, le trickster ne saurait être identifié à Robin des bois, pas plus que Leuk le Lièvre ne s'accorde à la charge ravageuse d'un Bugs Bunny, mais que le trickster a sans doute plus à voir avec le personnage cartoonesque et Leuk, parallèlement, avec le redresseur de torts de la forêt de Sherwood.

Un article de Jean-René Bourrel sur le site de l'Ecole des loisirs à propos de Leuk le Lièvre

dimanche 11 mai 2014

Arma, Kousoukh : la Lune chez les Hittites et les Hourrites [ Anatolie ]


I. LES HITTITES

Les deux grands peuples anatoliens d'origine indo-européenne qui ont constitué les cadres de l'Empire hittite, "Nésites" au nord et au centre, "Louvites" au sud et à l'ouest, ont en commun le nom de la lune, arma, et des dérivés de ce nom (1). La lune se présente, par sa forme linguistique, comme un symbole biologique, et c'est en effet le rôle que les Hittites lui reconnaissent.
Cependant, aucune fête dédiée à Arma ni de clergé voué à son culte n'ont pu être mis à jour. Les seules traces que l'on puisse relever d'une divinité lunaire chez les Hittites apparaissent dans la magie. La lune agit comme une puissance infernale, déesse souterraine patronne des morts et instigatrice du mal physique. Car la lune, comme Hécate, s'apparente à la nuit, aux enfers, à la mort. Si le soleil est le grand témoin des actions diurnes, la lune châtie le criminel nocturne.

(1) Armanni, croissant ; armawant, gravide ; armah, engrosser ; arma-hatar, mesntrues ; arman, maladie, faiblesse ; armuwal, action de la lune.

II. LES HOURRITES

Au milieu du second millénaire, une population d'origine orientale, parlant une langue de type caucasien, s'était établie entre les Mésopotamiens sémitiques et les Anatoliens, sur le Moyen-Euphrate, en Syrie du nord et en Cilicie.../... Le centre de propagation hourrite vers l'ouest fut le sanctuaire cappadocien de Comana ; de là parvinrent jusqu'au cœur du pays hittite le culte de plusieurs divinités babylonniennes.../.. En Syrie, d'autre part, la cité d'Ougarit, mêlée de Sémites et de Hourrites, offre également un mélange singulier de cette civilisation.
Le dieu lunaire Kousoukh est précisément l'une des figures divines les mieux caractérisées de ce milieu religieux. Dès leur arrivée dans le croissant fertile, les Hourrites ont dû intégrer leurs dieux nationaux au système babylonien. Kousoukh, la lune, est alors assimilé à Sin. Quatrième dans la hiérarchie divine, on attribue à Kousoukh le chiffre 30, et il précède le Soleil divin, avec lequel il constitue une paire astrale.
Kousoukh est un dieu masculin, armé de la massue, ailé, barbu, vigoureux.../... Le dieu-lune des Hourrites présente aussi une originalité, qui est de remplir une fonction particulière : il est le grand patron du Serment.../... On l'associe, à ce titre, à une figure féminine parallèle, Ishara, sorte d'Ishtar occidentale.

La religion traditionnelle de l'Asie mineure pré-hittite et hittite ignorait un dieu de la lune, et reléguait celle-ci au rang des puissances obscures, magiques, insaisissables. Mais l'idée que la lune et le soleil, tous deux astres lumineux, doivent se partager, alternativement, la charge de regarder les choses d'ici-bas, et de sauver par leur témoignage le serment, source et garantie du contrat, tout ce corps de doctrine évolué appartient à un stade plus "moderne" de la pensée religieuse. Sur ce point comme sur tant d'autres, les Hourrites, eux-mêmes élèves de la Mésopotamie, ont été les éducateurs des Hittites.

Emmanuel Laroche, in La lune, mythes et rites (Sources orientales, le Seuil, 1962)